Enquête Cœur de village : L’aménagement de l’îlot Mandin

Nous commençons ici la publication d’extraits du rapport des analyses quantitatives des questionnaires reçus dans le cadre de l’enquête menée par le collectif des associations croisiennes. N’oubliez pas que vous pouvez consulter ou télécharger le rapport complet ici :enquete-coeur-de-village-rapport

L’aménagement de l’îlot Mandin est un projet qui dégage un fort consensus auprès des interviewés : de façon très majoritaire, ils valident la construction de logements mais pas n’importe quels logements.

Viennent dans l’ordre :

1 – des logements pour les gens qui vivent et travaillent au village (à 60% en 1 ère position)

2 – des logements pour les jeunes du village (à 33% en 1 ère position)

3 – des logements pour les seniors (à 10% en 1 ère position).

Cette attente de « logements utiles » est fortement soulignée par le rejet des « volets fermés » pendant l’hiver, autrement dit des logements touristiques. En effet 96 % des interviewés soulignent l’importance d’avoir des logements occupés toute l’année.

Enfin, 87 % d’entre eux se déclarent favorables à un système juridique qui permette de garder dans le temps ces logements à l’abri de la spéculation immobilière.

Sur ces trois points il y a consensus global. Aucun critère n’a pu permettre de distinguer des avis différents, à l’exception très faible de l’âge. De façon quasi évidente les moins de 30 ans préfèrent que les logements soient réservés aux jeunes.

Alors que l’on aurait pu imaginer le contraire, les résidents temporaires ont, autant que les résidents permanents, plébiscité l’attribution de logements aux actifs et aux jeunes de la commune. Le fait qu’ils aient répondu à notre enquête permet peut-être d’expliquer ce soutien. Ayant reçu le questionnaire par le biais d’une association, ils sont sans doute plus sensibilisés que d’autres au réel problème de logement qui se pose pour les Croisiens aujourd’hui.

Nous y reviendrons : les résidents temporaires ne doivent pas être perçus comme des touristes consommateurs de passage d’un village estival. Ils sont au contraire très impliqués dans la vie du village.

En fait ces résidents temporaires ne se distinguent des résidents permanents que sur la dimension qu’ils souhaitent voir donnée à la réflexion engagée par l’équipe municipale.

Si une nette majorité (60 %) se détermine en faveur d’une « réflexion globale sur l’aménagement de l’ensemble du village. », un groupe encore très important (31%) préfère la prudence : que le travail se fasse « dossier par dossier » et qu’on attende de voir les résultats de l’aménagement du seul îlot Mandin avant d’aller plus loin. C’est un signe de prudence sans doute, mais il est probable que ceux qui en sont partisans n’ont pas obligatoirement pris la mesure de l’incidence financière de cette prudence. Car plus une réflexion globale de l’ensemble du village sera menée en amont et plus les coûts de conception et de réalisation en seront diminués.

Or ce sont les résidents temporaires qui forment majoritairement ce groupe ; alors que 65 % des résidents permanents pensent que « Il est essentiel de profiter de l’aménagement de l’îlot Mandin pour repenser l’aménagement de l’ensemble du village. « , cet élan n’est partagé que par 45 % des résidents temporaires. Plus éloignés du quotidien, ils craignent sans doute que des décisions intempestives ne soient prises sans qu’ils aient eu le temps d’être consultés.

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